[ THE MAP ] : Anvers arrive ! (1ère partie)

January 24, 2018

 

Dans une nouvelle série d'articles thématiques baptisée "THE MAP", en référence à la Rap World Map, nous vous proposons de parcourir la planète hip-hop en faisant plusieurs escales dans des places fortes du game ou des endroits injustement négligés. Point de départ à domicile : Antwerp City !

 

Alors que le rap belge est sur son petit nuage, on a le sentiment que toutes les rimes mènent à Bruxelles. Actuellement considérée comme l'autre place forte du rap "français" (aux côtés de Paris),  la capitale belge et européenne est souvent présentée, à raison, comme un véritable vivier de talents. Si l'on peut sans problème comprendre que les médias  hexagonaux raisonnent en terme de marché linguistique, un autre constat est moins agréable à tirer : en Belgique francophone, la couverture des artistes hip-hop flamands n'est pas à la hauteur du niveau qu'ils affichent. La Fièvre a choisi de pallier à ces lacunes en proposant de s'attarder sur le cas d'Anvers, une ville à la carrure internationale qui a plus d'un argument à faire valoir dans la comparaison avec BX. Passage en revue de la première moitié du casting proposé.

 K1D

 

 

 

Démarrons avec l'actualité belge de la semaine. Après avoir été le featuring privilégié de Woodie Smalls en parallèle de quelques titres droppés en solo de temps à autres, le premier anversois de notre dossier tente de faire décoller sa carrière en 2018. On s'était déjà dit cet été, après un passage dans le show COLORS qui avait marqué les esprits (en compagnie du même Woodie Smalls), qu'il était temps de voir ce spécimen voler de ses propres ailes. Voilà qui est chose faite avec l'EP High Hopes sorti ce 19 janvier. Un premier projet de 9 titres un brin inégal mais globalement agréable qui, on l'espère, fera office de rampe de lancement pour un artiste plein de potentiel. Un bon flow (Gossip) et des instrus convaincantes (Netflixxx, Magic) trouvent leur point culminant dans le titre Medicated (ci-dessous) qui est une véritable réussite. 

 

 

  

Blackwave.

 

 

 

L'une des forces du hip-hop belge actuel est la grande diversité des styles proposés par ses différents acteurs. Et dans le rôle de nostalgiques des 70's, c'est le duo Blackwave. qui remporte l'appel d'offre. En effet, l'oeuvre du producteur Willem Ardui et du rappeur Jaywalker se distingue par son empreinte jazz-funk, depuis le son jusqu'à l'image. Les compositions du premier nommé déroulant le tapis sous le flow du second, on se laisse facilement porter d'un bout à l'autre de leur EP Mic Check paru en mai dernier. Il est, une fois de plus, incroyable de constater que leur nom évoque si peu de chose en Belgique francophone alors que le tandem a réussi a attirer davantage d'attention à l'étranger, notamment en Angleterre et aux Pays-Bas, allant même jusqu'à ramener le rappeur américain Caleborate pour deux featurings sur leur premier projet.

 

 

 

Coely

 

 

 

Comme nous l'expliquions déjà dans notre compo alternative des Diables Rouges, Coely à ouvert la voie, dès 2014, à la génération dorée du rap noir-jaune-rouge. Elle a depuis écumé les arènes belges, néérlandaises, allemandes et françaises au point de passer pour une taulière alors qu'elle n'a que 24 ans et un seul album à son actif. En 2017, le complet Different Waters confirme d'ailleurs ce que les différents singles des années précédentes, dont My Tomorrow, laissaient entrevoir : Coely est faite du même bois que Lauryn Hill (une influence qu'elle ne pourrait renier) ou les trop rares autres artistes qui peuvent switcher entre le rap et le chant avec autant d'aisance que d'efficacité. Une singularité qui lui a permis de placer Antwerp City sur la carte du hip-hop européen et donc d'en revendiquer le leadership légitime.

 

 

 

 

Dvtch Norris

 

 

 

Dvtch Norris est à Coely ce que K1D est à Woodie Smalls : un fidèle lieutenant qui cherche à se faire un nom. Mais à la différence de son homologue, il n'a pas encore accouché d'un projet construit. À son actif, deux singles (Seeking Closure, à écouter ci-dessous, et Caught Up) et quelques collaborations. C'est avant tout grâce à la scène qu'il a réussi à se rendre familier puisqu'il accompagne sa collègue du label Beatville à peu près partout où elle se produit. Mais Dvtch Norris n'est pas qu'un vulgaire faire-valoir, loin s'en faut. Lors de ses shows, Coely ne manque en effet jamais l'occasion de mettre son équipier en valeur. En attendant une concrétisation qui ne saurait tarder, c'est donc en live que vous aurez le plus de chances de jauger le potentiel du Texas Ranger anversois.

 

 

 

>>> Anvers arrive ! (2ème partie) 

 

 

 

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