[ PowHer ] : Dreezy, ta prochaine rappeuse préférée

January 31, 2019

photo : Youtube

 

Depuis quelques mois (et quelques singles), on sentait que la rappeuse Dreezy nous couvait un projet qui concrétiserait son incroyable talent. Son nouvel album Big Dreez, emmené par le single clippé Chanel Slides, fera-t-il d'elle "the next big thing" ?

 

Chicago est une scène hip-hop en pleine ébullition. Parmi les noms qui commencent à s'imposer, Noname, Ravyn Lenae, Saba ou encore Cupcakke ont chacun de solides arguments à faire valoir. Tout comme Dreezy, qui depuis un peu plus d'un an dégaine un des flows les plus dévastateurs du rap game. Suite à un premier album No Hard Feelings (2016) qui, soyons honnêtes, n'était pas ultra-convaincant, la rappeuse de poche s'est jurée de moins se laisser formater par sa major et d'obtenir plus de liberté artistique. Ponctuant une série de plusieurs singles détonants, son second effort Big Dreez tombe à point nommé pour lancer définitivement sa carrière. L'occasion parfaite pour évaluer son profil et ses performances sur l'entièreté de cette séquence.

 

Les notes

 

 

Flow (9) : Grâce à son excellent flow, Dreezy a capté pas mal d'attention avec de singles comme Spar, Can't Trust A Soul et 2nd To None. Sur son nouvel album, elle continue de dérouler ses rimes avec une facilité déconcertante, sans jamais donner l’impression de forcer le trait (Chicken Noodle Soup, Chanel Slides, Love Someone, Cash App). Au-delà de son timbre de voix caractéristique, ses variations de rythme lui permettent de "ride the beat" pour ensuite le prendre à contre-pied. Dommage cependant qu'elle perde encore son temps à chanter sur deux pistes sans intérêt (Showin Out, Ecstasy).

 

 

 

Lyrics (7) : Résumons la chose simplement. Pour remplir un flow qui tienne la route, il faut suffisamment de mots et de rimes. Sans plume aiguisée, la déclamation est moins percutante. Et à ce jeu-là, Dreezy est de ceux qui ne trichent pas. Contrairement à trop d'autres, serait-on tenté de dire. On aimerait, par contre, la voir explorer des thèmes plus originaux que le braggadoccio classique. Car, avec son texte engagé contre Trump, l'excellent titre Spar, sur lequel elle invite 6lack et Kodak Black, tient malgré tout une place à part dans sa discographie.

 

 

 

                                                                                                                   

Choix de prod’ (7) : Sans être non plus catastrophique, c'est un peu le volet qui pêche sur Big Dreez. Si les instrus de Chanel Slides et Cash App sont intéressantes, le reste de l'album est moins marquant que les singles qui l'ont précédés. Y inclure Spar et 2nd To None aurait donc pu sauver les meubles. Il va donc falloir veiller à renforcer ce secteur pour la suite. Admettons tout de même que, pour des artistes qui ne s'auto-produisent pas, il est forcément plus facile d'attirer les pointures de la discipline une fois que l'on a soi-même assis sa notoriété. Laissons-lui donc du temps et le bénéfice du doute.

 

 

Aura (8) : "Ain't no fuckin competition !" (Chicken Noodle Soup). Dreezy le sait, son flow est devenu sa première arme pour à la fois se démarquer de la concurrence et gagner son respect. Dès lors, elle n'a aucun besoin d'en faire des caisses en tentant de se fabriquer une personnalité marketable pour compenser un éventuel manque de skills. Nul doute que son personnage évoluera à mesure que son talent se perfectionnera. En corrigeant les quelques faiblesses qu'elle affiche toujours, elle s'imposera, on l'espère, comme une de ces valeurs sûres du game qui viendront mettre un point final à un cycle qui aura décidément (trop) vécu : l'époque où était incapable de nommer plus de deux rappeuses à la fois.

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   Note globale de dreezy : 8/10

 


► Écoute big dreez ♫            

 

 

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